L’ELYSÉE ET L’INDUSTRIE

Un titre qui pourrait rappeler certaines fables de notre ami Jean de la Fontaine. Mais dans le cas présent, la morale de l’histoire est positive.

Qui peut citer, dans les vingt/trente dernières années, un président de la République qui ait porté un intérêt quelconque à l’Industrie ? Combien de ministres, même de l’Industrie, sont venus sur des événements purement industriels ? Vous savez, comme moi, que le bilan est malheureusement extrêmement négatif. Nos métiers n’intéressent pas grand monde, malgré les beaux discours.

Alors lorsqu’un Président de la République veut la création d’un événement majeur sur l’Industrie du Futur en France, et annonce dans le même temps, devant Angela Merkel, que la première édition verra l’Allemagne comme invitée d’honneur, avouez qu’il y a de quoi se pincer pour y croire.

 

Un plaidoyer pro-industrie et pro-numérique

Lors de son allocution, le Président de la République avait décidé de placer la barre au niveau européen « Nous devons penser européen. Le numérique c’est la révolution collaborative par essence. L’Europe doit pouvoir nous permettre, au-delà des règles et des institutions une vision particulière de ce que doit être le numérique, une conception qui nous est propre de la vie privée, et un modèle social qui caractérise notre continent ».

Et visiblement, le sujet de l’Industrie du Futur a été pris dans son ensemble « le numérique ce n’est pas que des contenus, des  technologies, il doit changer le modèle industriel. L’industrie de demain sera plus connectée et aussi plus écologique. C’est l’objet de l’Industrie du futur qui mobilise déjà des milliers d’entreprises, une Industrie du futur conçue en complémentarité avec la plateforme Industrie 4.0 allemande, et c’est bien qu’il en soit ainsi.

Aussi nous avons décidé de créer une académie franco/allemande pour l’Industrie du Futur. Ce sera une plateforme qui se verra confier des missions précises sur des sujets clés : l’automatisation, l’économie de la donnée, les objets connectés, la sécurité, la logistique, les transports, et cette coopération entre les salariés et les robots.

Nous devons aussi faire que cette plateforme, cette académie franco-allemande puisse associer les industriels, les organismes de recherche et les universités, pour en faire véritablement un pôle de compétitivité et de recherche au service de nos deux industries ».

Et c’est après l’annonce de ce travail avec nos voisins allemands, le tout devant être un élément fondamental pour une aventure Européenne, que le Président a annoncé « L’année prochaine nous allons organiser un salon de l’Industrie du futur et l’Allemagne sera invitée d’honneur ».

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